Auvergne
Hauts plateaux cantaliens ! Eaux pures de tes sources !
Dans cette région charmante et pleine de ressources
Dans ce pays si beau et encore préservé,
Nous oublions bien vite la vie «civilisée »,
Nous nous sommes laissé vivre au gré des randonnées,
Dans les hêtres,,, ou pas hêtres ? Roger où sont tes clés ?
Quel mystérieux gnome frais sorti d'un volcan
Te les subtilisa mystérieusement ?
Quelques villages parfois, nichés dans le coteau,
Quelques maisons serrées en un joli hameau,
Elles sont de grosses pierres et regardent au sud
Pour mieux se protéger lorsque l'hiver est rude,
Et la petite église au clocher mur témoigne
De la foi ancestrale en haut de ces montagnes,
Souvent elle renferme une relique d'or,
Des émaux, des statues, véritables trésors,
Les jolis toits de lauze en écaille s'étirent,
les salers ont des cornes prenant forme de lyre
Pour mieux chanter la vie, à mille mètres de haut,
Les burons font la ronde tout autour du plateau,
A l'ombre de leur frêne nous sortons le pique-nique,
De l'Auvergne profonde voici le fantastique :
Jacques où est ta gamelle ? Toi qui les a comptées !
Juste une il en restait, sur la table « oubliée » !!
Doux pays tu nous tiens, dans tes vallons charmeurs
Nous découvrons encore la merveille de tes fleurs
La gentiane, l'épervière, ont de l'espace ici,
la digitale pourpre, la vipérine aussi,
Myosotis et violettes garnissent les talus
A la mousse abondante, aux fougères touffues,
La linaigrette encore, au bord de ce plan d'eau
Nous fait effet de neige au pied d'un vieux bouleau,
Voilà la chaîne des puys qui borde l'horizon
Dans un décor bleuté, chaleur de cette saison,
Le Puy Mary domine que nous verrons souvent
Et dont le pic pointu domine l'environnement
Du plateau cristallin aux croupes ondulées
Quand le regard embrasse l'éventail des vallées,
Les fenaisons commencent, l'herbe blonde dorée
Est vite bottelée en sacs bien préparés,
Lucette et tes lunettes ! Où les as-tu posées ?
Mais quel coquin s'acharne à nous tournebouler
Le malin qui se cache sous le vieux pont de pierre
s'amuse bien de nous sous son rideau de lierre,
Dans le creux du ruisseau se faufile la truite
Que les trilles d'un oiseau ont distrait de sa fuite,
Sur le sentier ombreux cheminons prudemment
Surplombant la rivière au courant cascadant,
Vient l'ombre de la draille, chemin bordé de pierres,
Un chien qui nous précède ne semble pas peu fier
Vers l'estive attendue de mener ce troupeau,
Aux passages délicats encore bien gorgés d'eau,
Nous pataugeons un peu pour tester nos chaussures,
Sur la petite route elles sècheront c'est sûr
Avant que d'arriver sur la ligne de crête,
Nous soufflerons un peu : il fait chaud, on s'arrête !
Quelles belles journées ensemble nous avons passées
Que de bons souvenirs il peut nous en rester,
Ces riants paysages, ces paisibles montagnes,
Ces vallons, ces prairies, dont la douceur nous gagne,
Ces hameaux tout fleuris, ces églises romanes,
Et ce soleil qui, par chance, nous accompagne !
Un grand merci à Jacques, d'avoir avec passion
Transmis sa connaissance de cette belle région.
Marguerite