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Centre de documentation et d’information de l’assurance
Fédération française des sociétés d’assurances
Centre de documentation et d’information de l’assurance - 26, bd Haussmann, 75311 Paris Cedex 09
Pour consulter les documents CDIA sur Internet : www.ffsa.fr
Covoiturage et assurance
> Covoiturage : les modalités pratiques
Cette pratique de plus en plus fréquente ne fait l’objet ni de définition officielle ni de
législation spécifique. Le principe en est simple, il s’agit du partage d’un véhicule par
plusieurs occupants se déplaçant dans la même direction. Il permet, par exemple, à
des voisins ou collègues d’utiliser un seul véhicule pour se rendre sur leur lieu de
travail ou d’études. Le covoiturage peut être organisé, soit directement entre
automobilistes et passagers, soit par l’intermédiaire d’une association ou d’une
entreprise. Il existe principalement deux façons d’utiliser le ou les véhicules :
utilisation à tour de rôle du véhicule de chacun des covoiturés, qui est ainsi
alternativement conducteur et passager ; utilisation d’un seul véhicule et participation
des passagers aux frais de déplacement (carburant, péage).
> Assurance : les précautions à prendre
Quelle que soit la formule de covoiturage adoptée, il est préférable que
l’automobiliste le déclare à son assureur. Ce dernier peut ainsi apprécier les risques
garantis et attirer l’attention de l’assuré sur certains points, notamment lorsque le
covoiturage est pratiqué à titre onéreux. Ainsi, il faut s’assurer que l’usage déclaré
dans le contrat prend bien en compte le trajet du domicile au lieu de travail, par
exemple. De même, avant de céder le volant à l’un de ses passagers, le conducteur
doit vérifier que son contrat ne comporte pas une clause de conduite exclusive. En
effet, celle-ci peut prévoir que certaines garanties du contrat ne sont accordées que
si le véhicule est conduit exclusivement par le conducteur nommément désigné.
Même lorsque son contrat inclut le prêt de volant, l’automobiliste doit savoir que : si
le conducteur occasionnel provoque un accident, c’est le souscripteur de
l’assurance qui sera pénalisé d’un malus ; si le conducteur occasionnel est novice
(c’est-à-dire titulaire du permis depuis moins de trois ans ou titulaire d’un permis de
trois ans et plus mais ne pouvant justifier d’une assurance effective au cours des
trois dernières années précédant la souscription du contrat), le contrat d’assurance
peut notamment prévoir l’application d’une franchise plus élevée, qui resterait à la
charge du souscripteur.
Si une association ou une entreprise organise le covoiturage, elle doit vérifier auprès
de son assureur que sa responsabilité est couverte au cas où celle-ci serait
recherchée en raison de cette activité.
> Accident : les règles d’indemnisation
Les dommages matériels subis par le véhicule seront remboursés en fonction des
responsabilités établies et des garanties du contrat. Toutefois, en cas de
responsabilité totale du conducteur, et en l’absence de garanties dommages au
véhicule (dommages tous accidents ou dommages collision), l’assureur ne prendra
pas en charge les dégâts matériels du véhicule.
Les dommages corporels des passagers, qu’ils partagent ou non les frais de
transport avec le conducteur, seront intégralement indemnisés par l’assureur du
véhicule, au titre de la garantie obligatoire de responsabilité civile, sauf s’ils ont
commis une faute inexcusable, cause exclusive de l’accident.
En revanche, si le conducteur responsable de l’accident est blessé, il sera indemnisé
à la condition que le contrat d’assurance du véhicule utilisé comporte une garantie
facultative couvrant les dommages corporels subis par tout conducteur autorisé.
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