|
L'ile de beauté sous les pas d'une GRViste
Le 22 mai 2009 : au matin vingt huit randonneurs équipés pour subir toutes
variations de température et de ravitaillement, quittent le L & g pour la Corse.
Des épreuves physiques nous attendent mais commençons par les festivités, Cathy
fête et fêtera son anniversaire, et plusieurs apéros offerts par les participants, merci
pour la bonne ambiance.
Le Corsica Ferry est en rade de Toulon, nous sommes vingt neuf, Michèle une
ancienne nous a rejoint.
Le 23 mai : Lever de soleil sur Ajaccio et en route pour Corte
Nous voila transformés en baudets sur le chemin escarpé de l’U Tavignanu où nous
attend un repas froid après une rapide installation, qui dans cette chambrée ? Qui
sous la tente ? Déjà le car nous dépose au départ du linéaire, les plantes exhalent,
santoline, thym, lavande, immortelle, buisson de cistes, la descente est rude nous
volons tels des papillons.
Le 24 mai : Un seul objectif, le Lac Nino, la montée est longue, la descente difficile,
quelques postérieurs choient sur le granite pourtant antidérapant, les boules glacées
volent aux passages des névés, à coté le jolis tapis de crocus quelques pieds
d’euphorbes malodorantes, grands pins Laricio qui nous émerveillerons chaque jour.
Le 25 mai : Notre cicérone Gérard, choisit Piana et ses calanches cuivrées bien plus
belles vues d’en haut, alors grimpons et nous réjouissons de belles échappées toutes
de rose et de bleu
Retour par la côte, ses plages de sable blond invitent à la baignade mais temps
oblige, pensons au bon repas que nos aubergistes nous préparent.
Le 26 mai : C’est à pied que nous quittons le gîte pour la superbe vallée du
Tavignanu, tapés de cistes arrêtes rocheuses découpent le ciel azuré, pique nique
au bord du torrent et du temps pour une baignade tonique des pieds et entière pour
deux frustrés de la veille.
Le 27 mai : En train nous partons pour Vizzavona, au cœur du paysage montagnard Corse
L’air frais invite à la rando, nous dépassons l’objectif « Cascade des Anglais » pour
pique niquer bien plus haut au bord du torrent où le tumulte m’incite à la sieste.
Le 28 mai : Repas… rando, lever aux aurores pour arriver à Porticcio et embarquer
pour Bonifacio dès 8 heures, mer calme, gais commentaire et découverte de ces
étonnantes falaises calcaire.
Le port est abrité par le village qui domine, un petit train nous y conduit
Notre appétit ne résiste pas à l’invitation des restaurateurs pour déguster quelques spécialités
Réconforté notre groupe flâne dans les ruelles de caractère
Un dernier enchantement par la vu de ces falaises et il faut rejoindre le port
Le retour est houleux et quelques fois plus qu’incommodant.
Le 29 mai : La rando des randos, en partie sur le GR 20, une navette nous
achemine par l’étroite vallée de la Restonica
Le but, deux lacs, nous sommes nombreux à atteindre le Capitello après le Mélo,
passages délicats, d’en haut Mireille toujours en tête annonce « feu d’artifice » ,
véridique il est sur la glace de ce lac de haute montagne
Arrêt casse croûte partagé avec quelques chocards à bec jaune
Le 30 mai : Dernière rando, deux heures trente de montée, notre Saint Bernard C.
sauve deux randonneuses du renoncement, nous avons atteint les nuages ? La
descente plus que rapide nous permit de profiter d’un dernier et long quartier libre
à Corte, entre glace et bière Piétra nous voila réconfortés pour arriver en forme
pour le dernier apéro offert par nos hôtes Corses, Gérard étrenne son couteau
Corse pour couper le saucisson Corse lui aussi ! Mireille ne mit pas ses « boucles
corail », mais nous régala avec un excellent dessert Corse ! gatés comme des
enfants qui méritent récompense nous l’avons été toute la semaine grâce à
l’organisation sans faille de nos joyeux animateurs, mais le séjour n’est pas fini car....
Le 31 mai Nous sommes sur la route qui nous mène à Bastia pour l’embarquement
en fin de journée, circuit touristique sur l’île de beauté qui nous mène de l’île Rousse
au désert des Agriates d’où nous découvrons le Cap corse dans la brume bleutée,
puis déjeuner dans le joli port de Saint Florent.
Avant Bastia, Marguerite nous fait découvrir une étonnante église au décor italien
comme dans bien d’autres.
Je retiens de Bastia, ses toits de lauze grise en harmonie avec le ciel du jour, ses
façades d’immeubles anciens autour du vieux port, plus que vétustes
L’heure du départ approche, chaque groupe rejoint le car Rimonteil avant
l’embarquement
Rituel de la recherche des cabines, repas au self, découverte du pont, de la
musique, quelques pas de danse, courte nuit
Toulon retrouve ses voyageurs, un peu différents, des couleurs plein les yeux, la
chaude ambiance amicale nous fait oublier le retour.
Elisabeth
|